• Oct 25, 2025

Et si vous en faisiez dix fois plus ?

Promouvoir son roman : 4 leçons de marketing inspirées de la règle du 10X

« Le succès est un devoir ».

« L'obsession n'est pas une maladie, c'est un don ».

« La concurrence, c’est pour les poules mouillées ».

« Il faut augmenter et non réduire ».


Ces phrases qui claquent comme des slogans de camp militaire, ce sont des titres de chapitres d’un livre de marketing devenu culte :

La règle du 10X, de Grant Cardone.


Publié en 2011, ce best-seller s’est imposé comme une référence mondiale dans le milieu de l’entrepreneuriat.


Son idée centrale ?

Si vous voulez obtenir des résultats réellement extraordinaires, multipliez par dix vos ambitions, vos efforts et vos actions.

« Pensez dix fois plus grand pour passer de l’échec au succès ».


Bon, c’est le genre de lecture à aborder avec légèreté :

un « coaching coup de poing à l’américaine », parfois excessif, écartant beaucoup trop vite certains biais, mais étonnamment galvanisant quand on se laisse prendre au jeu et qu’on y prélève ce qui nous parle.


Aujourd’hui, dans Le Lab, j’ai envie de vous parler de 4 punchlines issues de ce livre, qui peuvent vous faire réfléchir sur la manière de promouvoir votre roman.


#1. Le succès n'est jamais en pénurie.

Grant Cardone explique que nous avons souvent tendance à voir le succès comme un jeu à somme nulle, dans lequel lorsque l'un gagne, l'autre perd.

Nous cultivons la croyance que le succès est accessible en quantité limitée.

Que lorsque nos « concurrent(e)s » réussissent, cela minimise nos propres chances d'y arriver.

Pour cet auteur, c'est une idée reçue.

Selon lui, nous devons nous « débarrasser de l’idée qu’il est possible de limiter le succès de quelque façon que ce soit ».

Il nous dit : « Vous et moi pouvons réussir autant que nous le voulons, en même temps. Dès que vous commencez à penser que les gains de quelqu'un d'autre représentent une perte pour vous, vous vous limitez en pensant en termes de concurrence et de pénurie ».


Je trouve cette idée assez libératrice.

C’est celle que je cultive dans le domaine des conseils d’écriture, par exemple.

En considérant que chaque accompagnant(e) littéraire a sa propre sensibilité, son approche singulière.

Une richesse qui permet aux auteur(e)s de piocher ici ou là ce dont ils ont besoin.

Et c’est la même chose en littérature.

Il y a de la place pour que vous puissiez cheminer avec vos romans.



#2. Il en faut toujours plus que ce que les gens avaient préalablement estimé.

Selon Grant Cardone, nous sous-estimons très souvent la quantité d'efforts nécessaires pour réaliser nos objectifs.

Il raconte comment tout a changé pour lui à partir du moment où il a multiplié ses efforts par 10. « Au lieu de faire deux ou trois appels de vente par jour, j'ai commencé à en faire 20 à 30 », « le marché a alors commencé à tenir compte de ma présence ».


Je crois qu'on peut appliquer ce principe à la promotion de nos livres.

Parfois, nous nous sentons découragé(e)s après avoir écrit à 3 blogueuses littéraires, envoyé 3 manuscrits à des maisons d'édition, ou posté 3 Reels sur Instagram... alors qu'il s'agit en fait juste d’une question de persévérance et de quantité d'effort.

En envoyant 30 mails à des blogueuses pour un service de presse, en postant un Reel par jour pendant un mois (sans y passer trop de temps et avec l’objectif d’effectuer des tests pour comprendre ce qui fonctionne avec notre audience), nous multiplions nos chances de recevoir une réponse positive ou d’accroître notre visibilité.


#3. La peur est le signe que vous faites ce qu'il faut pour aller de l'avant.

Pour Grant Cardone, la peur est l'indicateur par excellence.

Si nous ne sommes jamais anxieux, anxieuse, c'est que nous nous maintenons dans des limites entre lesquelles nous sommes à l'aise.

Que nous ne sortons pas du tout de notre zone de confort.

Et donc que nous bridons notre créativité et nos possibilités.

Bien sûr, il ne s'agit pas, à mon sens, de vous forcer à faire ce que vous n'avez pas envie de faire.

Mais je crois qu'il est important de réfléchir à ce qui vous fait peur ET qui vous empêche de faire des choses que vous auriez envie de faire.

Par exemple : oser promouvoir votre roman et bâtir une vitrine qui vous ressemble sur les réseaux sociaux, tourner des Reels face caméra, démarcher un salon du livre...


#4. La chance est une conséquence plutôt qu'une condition de la réussite.

Grant Cardone nous explique que la chance comme le succès sont des choses que nous créons en grande partie.

Pour lui, « le succès n’est pas quelque chose qui vous arrive ; c’est quelque chose qui arrive à cause de vous et de vos actions ».

Et je trouve que cela rejoint un peu les inepties que l’on entend parfois à propos de la « loi d’attraction », ce concept de développement personnel.

Cette idée qu’il suffit de « vibrer la bonne vibration », « visualiser ce que l’on désire » pour attirer à soi le succès.


En réalité, si l’on ne fait rien du tout en parallèle, il ne se passera pas grand-chose.

C’est parce que vous avez écrit votre roman – ou que vous êtes en train de l’écrire – que vous acquérez la capacité de toucher un lectorat.

C’est parce qu’il poste sans relâche de petits textes sur sa vie de médecin que Baptiste Beaulieu a fait croître sa notoriété.

C’est parce qu’elle assume pleinement son style hors norme que Chloé Delaume a décroché des prix littéraires.


Alors, bien sûr, l’action n’est pas le seul levier en jeu.

En tant que Gestalt-thérapeute, je suis très nuancée par rapport aux positions de Grant Cardone.

Parce que je considère que tout est toujours affaire de co-construction entre une personne et le monde.

Que nous sommes créés par les situations tout autant qu’elles nous créent.

Que ce qui se passe est toujours le produit d’une grande quantité de variables.

Et que penser que nous avons le contrôle sur tout ce qui se passe est illusoire.

Mais je crois aussi qu’en posant de petites actions, en persévérant, nous pouvons contribuer à générer cet « élan magique » que Grant Cardone évoque à propos des personnes qui atteignent leurs objectifs.

« Plus vous agissez, plus grandes sont vos possibilités d'avoir de la chance », nous dit-il.


Une fois encore, tout ceci est à mettre en perspective avec vos besoins, désirs et énergie du moment.

Parfois on est fatigué(e), on n'a pas envie de poster sur Instagram, pas d'inspiration pour avancer sur notre manuscrit, et c'est très bien aussi.

Chacun(e) avance à son rythme.

Chacun(e) a sa propre définition du succès, elles sont toutes légitimes.

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